Afin de soutenir l’industrie automobile française et la voiture « verte », le ministre du Redressement productif a modifié le système de bonus-malus. Petit tour de la situation du marché et des modifications apportées.

Les ventes d’hybrides et d’électriques dominées par les Français ?

Si l’on suit le raisonnement de cette mesure, qui est d’accentuer l’aide financière aux autos peu polluantes, il faudrait que la majorité des modèles vendus proviennent des constructeurs tricolores et soient produits sur le territoire.

la renault zoe profite de la nouvelle prime écolo

Avec le nouveau bonus, la Zoé se vendra 13 400 € (plus d’infos sur ses tarifs), une vraie alternative aux Renault Clio 4 et Peugeot 208 vendues au même prix avec un moteur thermique !

Seulement, quand on regarde les chiffres, on se rend bien compte que la majorité des modèles écoulés ne sont pas issus de l’hexagone. Si l’on regarde le segment des hybrides, les voitures fabriquées en France occupent 46 % des ventes (Peugeot 3008 et 508, Citroën DS5 et Toyota Yaris).

Les nouveautés du bonus écologique

Dès la parution du nouveau Journal Officiel, les modifications détaillées ci-dessous auront lieu (les concessions ne devront pas modifier leurs tarifs pour brouiller le consommateur). On retient donc que pour l’achat d’une VE neuve la prime passe de 5 000 à 7 000 €, pour une motorisation hybride de 2 000 à 4 000 € et les seuils de 61 à 105 g de CO2 sont légèrement augmentés. Le malus subit également une inflation :

Type de véhicule/émissions de CO2Bonus applicable
Nouveau bonus
Electrique (20 g et moins)7 000 €*
Thermique 21 à 50 g5 000 €
Thermique 51 à 60 g4 500 €
Hybride (< 110 g)4 000 €**
Thermique (de 61 à 90 g)550 €
Thermique (de 91 à 105 g)200 €

* dans la limite de 30 % du prix du véhicule en incluant les batteries
** dans la limite de 10 % du prix du véhicule avec une prime minimum de 2 000 €

Emissions de CO2
Malus applicable
Nouveau malus
141 à 150 g200 €
151 à 155 g500 €
156 à 180 g750 €
181 à 190 g1 300 €
191 à 203 g2 300 €
> 231 g3 600 €

Tout cela pour un coût estimé à 490 millions d’euros pour l’année 2013 et 50 millions d’euros pour l’installation de bornes de recharge.

Reste à voir si les Français seront convaincus (un sondage indique que seuls 20 % le sont), l’offre en vaut sans doute la peine tant que le prix de l’électricité ne s’envole pas. Si seulement EDF n’avait pas indiqué que ses tarifs allaient augmenter de 50 % d’ici 2020… Et dire que l’ouverture à la concurrence devait faire baisser la note !