Le constructeur allemand Mercedes semble être dans une mauvaise passe. Alors que nous apprenions la semaine passée que certains de ses modèles étaient interdits d’immatriculation sur le territoire français à cause du gaz utilisé pour le fonctionnement de la climatisation, l’affaire semble bien mal engagée.

Climatisation illégale chez Mercedes : le « non » de l’Europe

En effet, l’Europe s’est prononcée mardi 16 juillet dans le même sens que la France. Ce mercredi 17 juillet, ce sont les représentants des 28 Etats membres réunis à Bruxelles qui ont suivi l’obligation rappelé par le commissaire à l’Industrie, Antonio Tajani. Il s’agit « de respecter les règles du grand marché et d’assurer une concurrence loyale entre les constructeurs » et de demander que « des mesures soient prises pour que tous les nouveaux modèles commercialisés soient mis aux normes et que ceux qui ne le sont pas soient retirés du marché, comme cela a été fait par un Etat membre » a précisé la Commission.

Mercedes a refusé utiliser le nouveau gaz de climatisation moins polluant rendu obligatoire par l'UE et s'expose à de coûteux rappels, tandis que le changement du gaz ne suppose pas d'autres modifications

Mercedes a refusé utiliser le nouveau gaz de climatisation moins polluant rendu obligatoire par l’UE et s’expose à de coûteux rappels, tandis que le changement du gaz pour les modèles existants ne suppose pas d’autres modifications que son remplacement et une autre qualité de lubrification pour l’huile du compresseur

Ainsi, tous les modèles à l’étoile ayant obtenu l’homologation à partir du 1er janvier 2013 et possédant le liquide de refroidissement interdit (le tétrafluoroéthane) ne pourront être vendus. Il s’agit des Classe A, B, CLA et SL.

Daimler se justifie de sa position

Pour sa défense, Daimler, qui représente Mercedes, indique que le nouveau gaz (le térafluoroproprène) pose des problèmes par ses capacités inflammables le rendant dangereux. La Commission européenne déclare que cette menace n’est pas confirmée et elle demande donc des explications ainsi que les intentions à venir de la marque.

Enfin, l’Europe a annoncé regarder si la France a bien respecté les termes de l’article 29 de la législation européenne de 2007 sur les procédures d’homologation dans l’UE permettant provisoirement de bloquer la vente d’une marchandise.

A suivre dans les prochains jours pour cette affaire semblant perdue pour Mercedes qui doit agir vite avant d’en subir les conséquences en termes de ventes et d’image… L’Allemagne risque une procédure d’infraction et sera donc questionnée sur son autorisation donnée au constructeur de commercialiser ses modèles non conformes.

Source iconographique : flickr – Damien