Cela fait des années que l’on tape en France sur les engins motorisés, notamment à coup de répression pour « sauver des vies ». Le pire est en réalité à venir : l’exclusion des véhicules trop anciens dans la capitale et rapidement dans d’autres villes. Le week-end dernier, les motards ont été nombreux à montrer leur mécontentement !

Une politique discriminatoire irrespirable

Ce samedi 10 octobre, la FFMC (Fédération Française des Motards en Colère) avait appelé les usagers de deux-roues motorisés à manifester contre l’obsolescence programmée de leurs véhicules décidée par la mairie de Paris. Abcmoteur faisait partie du long cortège de 15 000 motards pour défendre la liberté de rouler que le gouvernement met également en péril avec la « pastille écologique » ! L’imposition d’un contrôle technique à la vente d’une moto et le débridage des seules motos équipées de l’ABS sont deux mesures aberrantes de plus, sans compter l’obligation de porter des gants.

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Jean-Marc Belotti, coordinateur de la FFMC Paris Petite Couronne, s’adresse à la foule immense occupant toute l’esplanade du château de Vincennes

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Quelques autos ont fait le défilé

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Cibler les motos – utilisant exclusivement de l’essence – en leur interdisant de rouler en ville sous prétexte qu’elles sont d’avant 2000 (avant 1997 pour les voitures), cela revient aussi à créer davantage de pollution. En empêchant aux motards les plus modestes de rouler, cela revient à leur demander de prendre leur auto et ainsi de transformer les 300 km d’embouteillage quotidien que connaît Paris en 600 km… Le stationnement sera encore plus difficile.

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Quid de tous ces motards au volant de leur voiture un matin pour aller au bureau ? Et dans les transports en communs complètement bondés ?

Ségolène Royal, ministre de l’écologie, a régi en déclarant « [qu’]au lieu de manifester, il faut sortir de ce problème par le haut et essayer de trouver des solutions ensemble ». La FFMC n’a pas manqué de rappeler qu’elle demande un rendez-vous depuis février… Les négociations aboutiront-elles en notre faveur ? Je ne le pense pas. C’est malheureux à dire, mais dans notre pays il faut agir par la force pour défendre ses droits… Les agriculteurs, routiers et taxis l’ont bien compris !