Qui l’aurait cru ? Actuellement, les personnes ayant commandé une Mercedes ne peuvent pas recevoir d’immatriculation et donc rouler avec leur véhicule neuf ! Explication de ce couac encore jamais vu entre l’Etat français et un constructeur automobile.

Les Mercedes ne sont pas homologuées à cause de leur liquide de clim'

Les Mercedes ne sont pas homologuées à cause de leur liquide de clim’

Pour comprendre le déroulement de cette histoire insolite, il faut remonter au 1er janvier 2011 lorsque l’Europe interdit l’utilisation du gaz de climatisation R134a. Celui-ci est accusé d’être trop polluant et notamment de causer des trous dans la couche d’ozone.

Pour alternative, Bruxelles propose le 1234yf (quel nom à coucher dehors !) permettant de réduire de 99 % les gaz à effet de serre.

Seulement, le groupe Daimler ne l’entend pas de cette oreille. Selon lui, ce gaz est très inflammable comme l’indique le communiqué : « En raison des conclusions de notre étude et des hauts critères de sécurité exigés par Mercedes-Benz, ce produit ne sera pas utilisé dans nos véhicules. L’entreprise souhaiterait pouvoir continuer à utiliser le réfrigérant R134a à la place« .

Par conséquent, Mercedes n’a pas utilisé le gaz autorisé (le 123yf), mais l’ancien R134a sur ses nouveaux modèles. Il se met donc hors la loi et ce qui devait arriver arriva. C’est-à-dire que les autorités françaises ont stoppé les immatriculations. Ainsi, toutes les Classe A, b, CLA et SL produites après la date du 12 juin ne pourront pas être immatriculées !

C’est une position radicale que prend l’Etat avec cette décision alors qu’aucun autre pays européen a franchi le pas.

La marque à l’étoile ne communique pas le nombre de clients impactés, mais il est estimé que ce sont environ 1 300 Classe A et 1 110 Classe B qui seraient concernées, tandis que la CLA demeure encore en phase de lancement et que la SL est livrée au compte-gouttes du fait de son prix. En attendant un aboutissement des négociations avec l’Etat, Mercedes prête gracieusement des voitures de courtoisie à ses clients.

Il est dommage d’en arriver à cette situation extrême.