Aujourd’hui, pour se procurer un véhicule thermique, il est impossible de penser sans batterie. Le père de ce concept, Toyota et sa Prius, en sont bien la preuve. Seulement, si cette technologie est sans cesse plus performante et moins coûteuse, la batterie reste quand même sujette à plusieurs défauts : longévité, poids du dispositif, place perdue, … A ces problématiques, PSA pense avoir trouvé la solution avec une technologie appelée « Hybrid Air ». Il s’agit de sa passer complètement de batterie en la remplacent par un stockage d’air ou de gaz. Voici comment fonctionne l’hybride à air comprimé :

le fonctionnement de l'hybrid air de psa

Lors d’un freinage l’énergie est récupérée à l’aide d’une pompe hydraulique qui vient comprimer de l’azote dans deux bombonnes en y envoyant de l’huile. Pour redistribuer cette énergie, c’est un moteur hydraulique (qui remplace les moteurs électriques sur une voiture hybride classique) qui va entraîner l’auto. La Citroën C3 avec laquelle a été présenté ce système réduisait sa consommation en ville de 4,5 à 3 l/100 km, tandis que les émissions de CO2 chutaient à 70 g/km. Des chiffres à vérifier dans les faits

C’est en collaboration avec l’équipementier Bosch que cette technologie a été développée. Philipe Varin, PDG de PSA, annonce qu’un premier modèle sera présenté au salon de Genève prochain, tandis que la première commercialisation d’une Peugeot ou d’une Citroën équipée de ce système devrait intervenir pour 2016 pour un prix aux alentours de 20 000 €. Actuellement, le groupe ne vend pas d’auto hybride en-dessous de 30 000 €.

Une affaire à suivre dans laquelle l’Etat via le commissaire Général à l’investissement (CGI) soutiendrait la société crée pour l’occasion, Technoboost, en y ayant investi une minorité de blocage dès le début du projet.