Actuellement le secteur automobile ne va pas fort, et plus particulièrement les marques françaises. Pour ne rien arranger à cela, l’Europe a annoncé les nouveaux objectifs pour les restrictions en matière de CO2 pour les constructeurs automobile. La nouvelle fait déjà grimacer les acteurs du secteur…

95 grammes de CO2 pour 2020

Pour la commission européenne, les émissions de dioxyde de carbone sont la cause de l’effet de serre et donc du réchauffement climatique. Les voitures sont accusées d’être responsables en grande partie de ce qu’on appelle le « dérèglement climatique ».

les differentes sources de rejets nocifs

Quand est-ce que les mesures anti-pollution concerneront les rejets véritablement nocifs ? Les Etats-Unis ont déjà réformé leurs lois sur le sujet…

Partant de ce faux constat, il a été décidé d’obliger les constructeurs de respecter, d’ici 2020, le taux de 95 grammes de CO2. C’est la moyenne des véhicules vendus qui doit correspondre à ce chiffre.

Evidemment, les intéressés argumentent que si la mesure est en place, c’est porte un coup à cette industrie déjà en difficulté tout en augmentant le prix de vente des voitures. De son côté, l’Europe avance que cela permettra aux consommateurs d’économiser en carburant.

Où se situe la vérité ?

La réponse n’est pas toute simple car chacun veut défendre ses intérêts.

D’une part, l’Europe avance à l’aveugle sur la chasse au CO2 qui est un non-sens au regard des raisons de la pollution. L’automobile et le dioxyde de carbone ne sont pas responsables comme on veut nous le faire croire . Les gaz d’échappement nocifs sont le CO, les NOx et les hydrocarbures imbrûlés. Le CO est un poison asphyxiant et les NOx sont responsables des pluies acides et du « smog ».

les drapeaux davant la commission euro

Au rayon des dérogations : les vans devant atteindre 147 g/CO2, les constructeurs spécialisés dans les grosses cylindrées (Bentley, Ferrari, …) bénéficiant d’un crédit et une voiture électrique compte pour 1,3 dans le calcul de taux de CO2 moyen par marque

D’autre part, cette mesure ne pénalise pas de la même façon tout le monde. En effet, BMW est bien plus embêté que Fiat avec cette réduction des émissions. Ce dernier vend peu de modèles de gros ou moyen gabarit motorisé puissamment. Il sera donc gagnant par rapport à son homologue allemand qui aura plus de chemin à parcourir pour atteindre le fameux seuil d’ici 2020. Sans compter qu’on favorise les moteurs diesel (plus dangereux pour la santé avec des particules fines qui passent à travers les filtres) rejetant moins de CO2 qu’un essence à nombre de chevaux égal…

« La commission européenne manque d’ambition »

Ce sont les dires des associations écologistes qui aimeraient voir un seuil à 80 g pour 2020 et 60 pour 2025. Même eux ne semblent pas avoir compris le vrai sens du CO2 qui n’est rien comparé à l’impact des quelques gaz cités ci-dessus sur les voies respiratoires de l’être humain.

Aujourd’hui, le parc auto est rempli de véhicules fonctionnant au diesel alors que pour le bien de tous, ce devrait être des moteurs essence si l’on reste sur « l’offre fossile ». Inciter à passer à l’éthanol ou au GPL aurait été plus bénéfique.