Alléger le poids des futurs véhicules, tel est l’objectif que souhaiterait atteindre l’Ademe dans le but de réduire leur consommation d’énergie et en particulier  les émissions de CO2.  Pour cela l’Agence de l’environnement et de la maitrise de l’énergie a sélectionné 3 projets de recherche et développement.

Objectif : réduire de 20% le poids des véhicules

En 50 ans, le poids de nos automobiles a augmenté de 60%. Cela s’explique par l’ajout de nouveaux équipements imposés en matière de sécurité et la multiplication des équipements technologiques.  En 1961, le poids moyen d’une voiture neuve était de 758kg, il atteint 1 266kg en 2011. Sur le segment des citadines, si l’on s’amuse à comparer une Fiat 500 deuxième génération sortie en 1957 et la troisième génération lancée en 2007, cette dernière parait géante à côté de son ainée.  Les centimètres et les kilos se sont imposés au fil des années : 57 cm plus longue, 16 cm plus haute, 30 cm plus large  et 530kg de plus !

une peugeot 208 sur une chaine de montage

Les dernières productions, telles que la Peugeot 208, illustrent déjà cette cure d’amaigrissement

Ne souhaitant pas revenir à l’âge de pierre du véhicule, le défi des constructeurs est alors d’allié technologies et légèreté du véhicule. La solution se trouverait d’après l’Ademe, dans l’utilisation de matériaux composites en remplacement d’une partie des matériaux métalliques utilisés actuellement (75% en compose nos voitures). L’objectif est de réduire de 20% le poids de nos véhicules et de limiter ainsi les émissions  de dioxyde carbone afin de se rapprocher de la future norme réglementaire de l’Union européenne à l’horizon 2020 fixée à 95g de CO²/km.  La moyenne actuelle des véhicules neufs se situant à 136g de CO²/km.

Les matériaux composites sont pour l’instant utilisés dans des secteurs à haute valeur ajoutée tel que l’aéronautique, la voiture haut de gamme, …).

Trois projets sélectionnés par l’Ademe

Mardi 12 mars 2013, l’Ademe a sélectionné trois projets, tous pilotés par Renault et PSA Peugeot Citroën afin de mobiliser les constructeurs automobiles nationaux à l’intégration de ces nouveaux matériaux. Les trois projets intitulés « Demos », « Compofast » et « Fast Lite » ont chacune leur domaine de recherche spécifique. Leur objectif est d’arriver « à intégrer l’emploi de ces matériaux spécifiques dans les chaines de fabrication à haute cadence de l’industrie automobile grand public ».

Ces projets regroupent 13 régions françaises et bénéficieront d’une aide financière de 15.2 millions d’euros.