Citroën en a fait l’annonce de manière très discrète, l’évoquant dans un communiqué de presse détaillant son programme pour le Salon de Genève. Comme s’il ne fallait pas trop que cela se sache. Pourtant, c’est un événement, et la situation est inédite.

Alors oui, un véhicule qui change d’appellation en cours de carrière, ce n’est pas une première. Mais cela intervient le plus souvent à l’occasion du restylage. Ici, il est juste question d’un « renommage » sans autre évolution sur le modèle. Un changement d’autant plus étonnant que l’auto n’est plus si loin de la retraite.

Si c’est important, c’est parce que Picasso est devenu l’un des plus célèbres patronymes de l’automobile. Il fait partie de ces noms qui deviennent marque dans la marque. Comme il suffit de dire « j’ai acheté une Golf » pour comprendre qu’il est question d’une Volkswagen, il suffit de prononcer Picasso pour savoir que vous parler d’un monospace Citroën.

Il n’y a pas de petites économies !

Désormais, vous ne trouverez donc plus dans les concessions des C4 Picasso et Grand C4 Picasso neufs mais des C4 SpaceTourer et Grand C4 SpaceTourer. Ce nouveau suffixe est emprunté à la navette familiale dérivée du Jumpy et devient donc la nouvelle signature des monospaces de Citroën. La raison officielle est une volonté d’uniformisation.

Mais la vérité est ailleurs, elle est financière. L’utilisation du nom Picasso et de la signature du peinte sur les carrosseries n’a jamais été gratuite. Citroën paye des royalties à la famille Picasso. Et visiblement, il n’en avait plus envie ! Le changement en plein cycle de vie de l’auto semble indiquer une fin de contrat, la première Picasso ayant été présentée il y a 20 ans.

Les chevrons ont donc jugé qu’ils pouvaient se passer de cette appellation pour réaliser des économies. Est-ce risqué ? Oui et non. Un nom ne fait pas les qualités d’une voiture mais il participe beaucoup à sa notoriété. Et dans ce cas, l’impact de Picasso n’est plus à prouver.